We Need To Talk : Eric Domb – CEO Pairi Daiza

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Pour bien commencer l’année, j’ai envie de vous offrir un cadeau. Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de rencontrer Eric Domb, fondateur et directeur du magnifique parc zoologique belge Pairi Daiza, mon gros coup de foudre de la saison 2014 (lire ma review). Même si vous n’êtes pas familier avec ce parc, dans cet entretien nous avons conversé de diverses choses qui, j’en suis sûr, risquent d’éveiller votre intérêt : la singularité du parc, les décors artificiels – ou non, de la pluie et du beau temps, le comportement stupide des visiteurs, les projets à venir, le rapport à l’argent. Ah et aussi d’un petit parc nommé Disney’s Animal Kingdom. Bonne lecture!

 

Bonjour Eric Domb. Pouvez-vous nous parler de votre parcours?

J’ai toujours été profondément passionné par la botanique. Etant issu d’une famille de médecins, ce contexte ne m’a pas permis ne serait-ce qu’imaginer vivre de cette passion pour la beauté de la nature. J’ai donc fait des études de droit, exercé le métier d’avocat, effectué un passage chez PricewaterhouseCoopers avant de créer une fiduciaire où je conseillais divers patrons de PME. C’est là que je découvre le métier d’entrepreneur, mais je m’ennuyais toujours autant.

Et le parc alors?

Un jour en 1992, le beau-père de ma secrétaire – qui par ailleurs avait contribué à la création de Walibi – insiste pour me faire visiter le domaine abandonné de l’abbaye de Cambron. Un lieu d’un romantisme fou encerclé par un grand mur. Raison pour laquelle une secte américaine se montra  également intéressée par l’acquisition du lieu!

Le parc est une destination bien connue en Belgique, mais on connaît moins l’ambition, le coeur du projet.

Pour le commun des mortels, la vie est une chose tragique, difficile. La solution est-elle de s’isoler? De se suicider? J’ai créé le parc pour apporter un sentiment de bien-être aux gens.

L’authenticité semble cruciale dans le développement du parc.

L’authenticité est au coeur même du projet. Un véritable jardin chinois fourmille de détails qui tous ensemble, permettent une vraie expérience de sérénité. Un tel aboutissement ne peut être atteint qu’en faisant appel aux vrais spécialistes qui ont perfectionné leurs techniques pendant des milliers d’années en faisant des erreurs et rectifications pour ne garder que ce qui marche. Seuls 350 personnes dans le monde sont capables de construire un véritable temple chinois. Ils sont venus le faire à Pairi Daiza. Le président chinois ne visite pas tous les jardins chinois du monde [NDR le président chinois a visité le parc en mars 2014]. Le faire artificiellement n’aurait aucune valeur ajoutée.

 

pairi daiza eric domb

 

A l’inverse, les parcs d’attractions regorgent de décors artificiels. Disney’s Animal Kingdom est peut-être le parc le plus proche de Pairi Daiza en terme d’immersion et de fidélité aux environnements et à l’architecture recréés.

Disney’s Animal Kingdom est une merveille. Je suis très jaloux de ce parc, vous savez pourquoi? Pour les conditions climatiques de la Floride! Ma vraie passion, ce sont les plantes. Avec un climat chaud, ensoleillé et humide, on fait pousser tout ce que l’on veut.

Au delà de ça, ils font des choses incroyables mais que je ne ferais pas de la même façon. Ils ont des baobabs magnifiques mais ils sont en béton. Cela n’en fait pas moins un récit passionnant d’édification d’un projet. Il y a là un travail de recherche paysagiste prodigieux. Ils ne seraient pas arrivés au même résultat sans cela. Et même ce qui est artificiel résulte d’un travail architectural stupéfiant. Le [Tree of Life] est en béton certes, mais les animaux sculptés dans l’écorce et l’attraction intégrée en font un spectacle incroyable. Les gens qui ont conçu Disney’s Animal Kingdom sont très cultivés.

Le choix des investissements du parc est donc basé sur vos seules envies et aucunement sur base de critères marketing?

Oui, je fais les choses parce que j’ai envie de les faire et non par besoin stratégique. Mon unique but est de faire découvrir aux visiteurs des endroits que j’ai visité et qui m’ont profondément touché.

On fait des sondages auprès visiteurs mais ils portent sur l’expérience, la fréquence de visite et les points d’amélioration mais on ne va jamais leur demander ce qu’il voudraient qu’on fasse en plus dans le parc : il ne pourraient pas le savoir. Qui a eu la chance de voyager? Aucune étude de marché ne pourrait préconiser la création de Terre du Froid [NDR : future zone actuellement en développement]. Nous n’en avons jamais fait.

Il n’y a qu’une exception notable : nous devons protéger d’avantage nos visiteurs des intempéries. Ce genre de choses sont des axes purement stratégiques : Pairi Daiza, c’est la nature et la nature, c’est à l’extérieur. Il y a donc une réflexion antinomique sur comment protéger les allées, comment créer de l’ombre, comment visiter le parc sous la pluie etc. On doit neutraliser autant que possible l’impact de la météo pour maximiser le confort de visite quel que soit le temps. Cela aide aussi à ce que le parc ne soit pas surchargé les jours de beau temps et vide lorsqu’il pleut.

A notre petit niveau, nous sommes bien plus impactés par la météo que beaucoup de nos collègues : il n’y a aucun résident touristique dans la région où se trouve le parc. A Plopsaland De Panne sur le littoral belge,  quand il fait mauvais, les gens ne vont pas à la plage et en profitent pour visiter le parc. Et les jours de beau temps, les gens viennent  également car le confort de visite est optimal. A l’inverse, notre situation est la pire qui soit : Il n’y a aucun autre site touristique dans les environs du parc, personne ne vient pour séjournér dans la région. Il est donc crucial pour nous de protéger les gens des intempéries : si Sabrina Jacobs [miss météo en Belgique] annonce qu’il va tomber trois goûtes, le parc est déserté pour la journée.

 

 

On se souvient du communiqué de presse que vous aviez fait conjointement avec Walibi pour demander aux grands médias des prévisions météo moins négativistes.

Ca n’a servi a rien, les prévisions météo sont toujours aussi imprécises. Une bonne prévision météo doit vous aider à bien préparer votre journée. Il vaut mieux savoir qu’il va pleuvoir pendant une heure que de savoir qu’ “il va pleuvoir” sans plus de précision. Il est d’autant plus incroyable qu’on arrive malgré tout à faire venir autant de gens malgré cela, alors qu’il n’y a pas un touriste dans le coin.

Il y a une différence flagrante entre l’authenticité des zones plus récentes et les plus anciennes où les décors sont plus artificiels voire inexistants.

En 20 ans le parc a évolué. En parallèle, j’ai découvert qui j’étais vraiment. Ce projet devient de plus en plus personnel au fil du temps. On a un passé et il faut l’assumer mais quand je vois les volières des perroquets, je me demande comment on a été capable de faire ça comme ça. C’était la façon dont ça se faisait à l’époque. Je suis parti du modèle du parc ornithologique de Walsrode [Allemagne], sorte de Mecque des jardins zoologiques. C’était notre référence à l’époque.

 

pairi daiza eric domb

 

Mais quand vous avez eu l’idée du parc, et que vous l’avez ouvert avec ces volières rudimentaires, aviez-vous déjà en tête la recréation réaliste et authentique d’environnements lointains?

Oui et non. Je n’avais pas en tête de développer l’architecture. Mon idée, c’était d’abord un jardin botanique. Aujourd’hui, si on regarde le parc, la botanique, ma passion initiale est curieusement l’enfant pauvre. La partie zoologique s’est fort développée depuis 2003 au gré de la passion du moment et des opportunités mais au détriment de la botanique. Il y a encore une quinzaine d’espèces que je rêve d’avoir ici : loups, ours, grand singes… Dans les années à venir nous allons y remédier en créant des choses fabuleuses, beaucoup plus proches de mon idée de départ. On va renforcer l’idée du paradis terrestre de façon phénoménale via la botanique.

Comparé aux parcs d’attractions, Pairi Daiza ne fait pas dans l’excès de mesures de sécurité. Comptez-vous beaucoup sur la bienveillance et le bon sens de vos visiteurs?

C’est le sujet d’une guerre quotidienne en interne. Mon but est d’accueillir les gens comme des amis dans mon jardin. Mais cette ambition entre en collision frontale avec une personne – irresponsable – sur mille. On a récemment ajouté des barrières supplémentaires au dessus d’une falaise surplombant l’enclos des lions parce que des parents asseyaient leurs enfants sur le rebord. Un faux mouvement et il tombe 12m plus bas chez les lions. Mais je résiste à l’idée de tout barricader car une part essentielle de ce parc disparaîtrait. c’est donc un arbitrage permanent entre considérations de sécurité du public, de son comportement et l’âme du lieu : une utopie de paradis. Or il n’y a pas de clôture car il n’y a pas de danger au paradis. Et pas de comportement débile non plus.

Il faut néanmoins souligner que l’immense majorité de nos visiteurs sont des gens fantastiques. On a pas tout à fait le même public que celui des parcs d’attractions. On attire beaucoup moins d’adolescents par exemple. Et quand ils viennent c’est surtout en famille, un cadre peu propice à faire n’importe quoi. On a quand même pris des décisions clairement dictées par la sécurité des visiteurs : cette année le train qui fait le tour du parc n’a pas circulé. On va le remettre en service en site propre presque partout parce que c’est en réalité très dangereux.

Un véritable train à vapeur?

Oui.

Excellent!

Oui, mais pas économiquement parlant! Il faut entre trois et quatre heures pour chauffer la machine le matin, un personnel extrêmement bien formé, plus de personnel sur le train et c’est bien plus lourd qu’un faux train à vapeur comme le précédent. Mais c’est tellement plus gai de recréer fidèlement ces petits trains que l’on voit dans une plantation de canne à sucre en Australie ou en Indonésie dans une petite vallée. Un ami m’a charrié un jour en me disant que je faisais tout pour perdre le plus d’argent possible et que je n’y arrivait pas!

pairi daiza eric domb

Pourquoi se lancer dans des projets massifs et coûteux si le retour sur investissement est aussi faible? Tous les parcs à thèmes cherchent à maximiser la rentabilité.

Prenons l’exemple de notre restaurant chinois (ci dessus). On a construit un superbe bâtiment de forme taoïste entièrement en bois et tuiles. Il n’y a pas une vis, pas un clou pour supporter cette immense structure. Seules 200 personnes peuvent manger dans ce bâtiment énorme. La majorité du volume (la charpente) est inutilisable commercialement, mais elle est magnifique. Ce n’est pas un véritable service à table [NDR il s’agit d’un buffet à volonté] mais les frais de personnel font que c’est bien moins rentable que notre fast-food à hamburgers.

Voilà une autre démonstration que je fais tout pour perdre un maximum d’argent! Certes, depuis l’ouverture certains locaux y viennent désormais une a deux fois par semaine et ce restaurant est devenu rentable. Cependant si le but est de faire de l’argent dans un parc, il faudrait être fou pour investir dans un restaurant service à table ou buffet. Mais on le fait quand même. Car au final j’ai pu offrir au parc autant de beauté en plus. C’est ça la vraie satisfaction. Et c’est ce qui différencie Pairi Daiza de beaucoup d’entreprises : le profit n’est pas une fin en soi, c’est une condition pour faire quelque chose.

 

*

Après une saison 2014 maquée par l’arrivée des pandas et un record historique de fréquentation (1 390 000 visiteurs), Pairi Daiza rouvrira au printemps 2015 avec de nouveaux animaux, de nouveaux environnements et un nouveau train à vapeur.

Merci à M. Eric Domb et aux équipes communication de Pairi Daiza d’avoir rendu cet entretien possible.

 

Pour découvrir ce superbe parc, replongez-vous dans ma review ‘Contrôle Qualité’ de Pairi Daiza et cette éblouissante galerie de photos!


* * *

To celebrate the New Year, I wanted to make you a present. Are a few weeks ago, I had the chance to meet Eric Domb, founder and CEO of the amazing Belgian zoo Pairi Daiza, my crush of the season 2014 (read my review here). Even if you’re not familiar with the park, in this interview we talk about various things that, I’m pretty sure, will catch your interest: the singularity of the park, artificial theming – or not, stupid visitor behavior, future projects, the relationship with money. Oh, and also a little park called Disney’s Animal Kingdom. I hope you’ll have a good time reading it as much as I’ve had making it!

 

Hello Eric Domb. Can you tell us a little bit about your background?

I have always been deeply passionate about botany. I was raised in a family of doctors abd this context didn’t allow me to even think that it was an option to make this passion for nature my job. So I went to law school, practiced as a lawyer, worked at PricewaterhouseCoopers before I created a business where I advised various small businesses managers. This is where I discovered what it was like to be an entrepreneur, but I was bored.

What about the park?

One day in 1992, the father in law of my secretary – who also happened to take part in the creation of famous Belgian amusement park Walibi – insisted to show me the abandoned site of the Abbey of Cambron. A very romantic space surrounded by a large wall. Because of that wall, an American cult was also interested in acquiring the site!

The park is a popular destination in Belgium, but the ambition, the heart of the project is less well known.

For the most people, life is a tragic, difficult thing. Is staying alone or suicide the solution? I created the park to bring a sense of well-being to people.

Authenticity seems crucial to the development of the park.

Authenticity is at the very heart of the project. A true Chinese garden is full of details that all together, provide a true serenity experience. Such an outcome cannot be achieved without the involvment of the actual experts who have mastered their techniques for thousands of years by making mistakes and adjustments to keep only what really works. Only 350 people in the world are able to build a true Chinese temple. They came to do Pairi Daiza do do it. The Chinese President do not visit every Chinese garden in the world you know [NDR He visited the park in March 2014]. Making it the fake way would have no added value.

 

pairi daiza eric domb

 

Conversely, theme parks in general are full of artificial decorations. Disney’s Animal Kingdom is perhaps the closest park to Pairi Daiza in terms of immersion and loyalty to the recreated environments and architecture.

Disney’s Animal Kingdom is a marvel. I am very jealous of this park, you know why? For the Florida weather! My true passion is plants. With warm, sunny and humid weather conditions, you can grow everything you want.

Beyond that, they made incredible things but I would not do it the same way. They have wonderful baobab trees but they are made of concrete. That is nonetheless a fascinating construction project. There is [in DAK] a prodigious landscape research work. They would not come to the same result without it. And even the artificial decorations result of an amazing architectural work. The [Tree of Life] is made of concrete, but the animals carved on it and the attraction inside of it make an incredible show. The people who designed DAK are men of culture.

So the choice of park investments is only based on your own wishes and in no way based on marketing criteria?

Yes, I do things because I want to do them, not for strategic reasons. My only goal is to enable visitors to see places I have visited and that I fell in love with.

Of course we do visitor surveys but we focus on the experience, frequency of visits and areas of improvement but we will never ask them what they want to add in the park: they simply couldn’t know. Who had the chance to travel? No market analysis would suggest the creation of the ‘Cold Earth’ [upcoming area currently under development]. We have never done such analysis to tell us what our park needs.

There is just one exception: we must protect our visitors from bad weather conditions. That very kind of stuff is purely strategic: Pairi Daiza is nature and nature is on the outside. So there is a paradoxical reflection on how to protect pathways, how to create shade, how to visit the park when it rains etc. We must neutralize the impact of weather as much as we can to maximize visitor comfort whatever the weather conditions. It also helps the park not becoming overcrowded when the weather is nice and empty when it rains.

At the small scale of our business, we are much more affected by the weather that many of our competitors because no tourist comes visit the area where our park is located. Over at Plopsaland [popular amusement park on the Belgian coast] when the weather is bad, people do not go to the beach and take the opportunity to visit the park. And when the weather is nice, people also visit the park because the comfort of visit is greater. Conversely, our situation is the worst of all: there is no other reason for tourists to come visit the area. It is crucial for us to protect people from the weather: if weather forecasts announce that it will rain just for one hour, the park will be empty for the entire day.

 

pairi daiza eric domb

 

We all remember the press release that you made with Walibi to ask Belgian mainsream media for less negativistic weather forecasts.

It has been useless, weather forecasts are still imprecise. A good weather forecast should help you plan your day. You better know it will rain for an hour than to know that “it will rain” without elaborating. It makes it even more incredible that we’re able to bring so many people despite that, while there is not a tourist in the area.

There is an obvious difference between the authenticity of the newest areas and older ones where theming is more artificial or even nonexistent.

In 20 years the park has evolved a lot. In the meantime, I found out who I really am. This project is becoming more personal as time goes by. Our past is our past and we won’t ignore it but when I see the old parrot aviaries, I wonder how we were able to do it like that. It’s just how it was done at that time. I followed the model of the Walsrode bird park [Germany], kind of a Mecca for zoos. It was our ‘role model’ at the time.

 

pairi daiza eric domb

 

But when you had the idea of the park, when you opened it with these basic aviaries did you already have the current authentic recreation of faraway environments in mind?

Yes and no. I did not have in mind the idea to work the architecture so much. My idea was to create a botanical garden. Today, if we look at the park, botany, my initial passion is oddly the ‘neglected side’ of the project. The zoological part has been highly developed since 2003 in tune with the passion of the moment and the opportunities we had, but it was at the expense of botany. There are still like fifteen animal species I wish of having here: wolves, bears, great apes… But in the coming years we will focus on creating fabulous botany things, much closer to my original idea. We will reinforce the idea of a paradise on Earth through botany. It will be phenomenal.

Compared to amusement parks, Pairi Daiza does not excess when it comes to safety. Do you rely heavily on the goodwill and good sense of your visitors?

This is the subject of a daily war in our offices. My goal is to welcome people as friends in my garden. But this ambition happens to fail one irresponsible person out of thousands. We have recently added additional barriers over a cliff overlooking the lions den because parents sat their children on the edge. One wrong move and the child will fall 12m down among lions. But I resist the idea of putting barricades everywhere because an essential key of the park would disappear. For us it really is a never-ending debate between visitor safety considerations, their behavior and the soul of the park: a paradise utopia. But there is no fence because there is no danger in paradise. And no stupid behavior either.

But it must be stressed that the vast majority of our visitors are fantastic people. These are not quite the same as the audience of amusement parks. We attract much less teenagers for instance. And when they come it’s mostly with their family, this context doesn’t really call for bad behaviour. That said, we sometimes make decisions clearly based on the safety of our visitors : this year the train that circles the park wasn’t running. It’s going back in service next year and this time, visitors won’t be able to access the track in the park because it is actually very dangerous.

A real steam train?

Absolutely.

Brilliant!

Yes, but not economically speaking! It takes three to four hours to heat the machine in the morning, an extremely well-trained staff, more employees on the train and it is much heavier than our previous, fake steam train. But it’s so much better to faithfully recreate those little trains that you can see in a sugar cane plantation in Australia or Indonesia in a small valleys. A friend of mine made fun of me one day: he told me that I was doing everything I could to lose money but I never succeed!

 

pairi daiza eric domb

 

Why do you do massive and expensive projects if the return on investment is not that big? All theme parks seek to maximize profitability.

Take our Chinese restaurant for instance (pictured above). We built a beautiful Taoist shaped building entirely made of wood and tiles. There is not a screw, not a nail to support this huge structure, it’s amazing. Only 200 people can eat in this huge building. The majority of the volume (framing) cannot be used commercially, but it’s beautiful. This is not a real table service restaurant [it’s an all you can eat a buffet] but staff costs make it is less profitable than our hamburger counter service restaurant.

This is another demonstration that I do everything to lose money! Well, since the opening some locals come once or twice a week and this restaurant has become profitable. However, if the only goal is to make money in a park, it would be pure nonsense to invest in a buffet or table service restaurant. But we do it anyway. Because in the end, it brings more beauty to the park. That’s the real satisfaction. And that is what makes Pairi Daiza different from many companies: profit is not a goal in itself, it is a condition to do something.

 

*

 

After a 2014 season marked by the arrival of the pandas and a historic attendance record (1.39 million visitors), Pairi Daiza will reopen in spring 2015 with new animals, new environments and a new steam train.

Thanks to Mr. Eric Domb and Pairi Daiza’s communication team that have made this interview possible.

 

If you’d like to discover this amazing park, I strongly suggest you read my Quality Control review of Pairi Daiza and this dazzling pictorial.

 

Photos : Le Soir, Pairi Daiza

2 Comments

  1. phattarathip

    I am looking forward to visiting yr parks Mr. Eric Domb .

  2. Nicky Biesem

    Merci pour ce magnifique article et interview concernant Pairi Daiza. Je n’ai pas encore visité le parc, mais je compte bien y aller l’année prochaine. J’ai vu souvent des extraits télévisés et bien que je n’habite pas très loin.. on a souvent tendance à visiter les parcs en dehors de nos frontières…
    Super interview, cela donne vraiment envie d’y aller…
    Merci encore pour vos belles descriptions des parcs et qui vont droit à l’essentiel et à la beauté des sites.

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