Walt Disney Studios park celebrates 10 years of troubles

16 mars 2012 at 18:18

Walt disney studios disneyland paris 10 years anniversary anniversaire

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En inaugurant le parc Walt Disney Studios le 16 mars 2002, la chanteuse Tina Arena ne croyait pas si bien dire. « Good luck Walt Disney Studios. Good luck. » Car de la chance, il allait en falloir à Disneyland Paris pour assurer la réussite de son second parc.

Pour comprendre le fiasco WDS, il faut remonter à la convention passée avec l’état français en 1987 pour la construction d’un complexe Disney à l’est de Paris. Elle comprenait bien sûr le parc Disneyland, un parc hôtelier, des centres de conventions et un centre de divertissement mais aussi la construction d’un second parc. À l’époque de la signature naturellement, tout ce petit monde était enthousiaste et particulièrement certain du succès commercial d’EuroDisney – Michael Eisner en tête. Or la structure financière de la société et un produit mal adapté aux cultures et usages européens eurent raison de l’euphorie dès débuts. Ainsi EuroDisney, en dépit d’une offre extrêmement qualitative, fut un énorme flop financier. La société plongea la tête sous l’eau et accumulera une dette abyssale sans précédant dans le secteur des parcs à thèmes.

Or, une des clauses de la convention de 1987 stipulait que si aucun nouveau parc n’était construit par EuroDisney pour 2002, l’état français récupérerait une partie des terrains alloués à Disney. La Walt Disney Company avait donc un couteau sous la gorge lui forçant à construire un second parc malgré ses incroyables déboires financiers.

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Dans ce contexte, on comprend un peu mieux pourquoi les Walt Disney Studios, à leur ouverture ne proposaient que 9 (neuf !!) attractions médiocres dont une majorité de shows, le tout dans un cadre majoritairement glauque qui vaudra aux WDS une série de surnoms bien mérités tels que Hangarland ou Parkingland.

Pour les non-habitués, imaginez qu’à côté du plus beau Disneyland du monde, Eisner et sa clique de rupins en costards venaient de construire le parc Disney le plus laid et incomplet du monde. Une fracture qui n’a pas échappé aux visiteurs de Disneyland Paris, et pas seulement aux fans, loin de là. Car dans les faits, pour peu que le parc soit peu rempli, il était possible de visiter les WDS en seulement 4 heures !

Dix ans plus tard, l’offre des Walt Disney Studios s’est enrichie d’attractions d’excellente qualité (The Twilight Zone – Tower of Terror) ou simplement de bonne facture comme Crush Coaster ou Toy Story Playland. On notera hélas sur ces dernières quelques écarts de conception, notamment des capacités horaires volontairement très basses afin de rallonger la journée du visiteur dans le parc. Classe…

Et bien que la construction d’une nouvelle attraction vienne de démarrer (Ratatouille Kitchen Calamity), un sévère manque de vision globale à long terme reste à déplorer. Quel est le thème général du parc ? Quelles zones ? Quel masterplan ? Comment intégrer harmonieusement l’usage des licences (comme j’en avais suggéré un exemple ici) ?

Car il faudra encore une belle série d’ajouts et remaniements aux Walt Disney Studios avant d’être enfin un parc à la hauteur du standard de qualité Disney. Et beaucoup de patience. Mais que cela ne nous empêche pas de souhaiter aux Walt Disney Studios un bon anniversaire pour ses 10 ans. Prions ensemble pour que les Walt Disney Studios soient le prochain grand défi de Bob Iger, Tom Staggs et John Lasseter et réitérons la bonne parole de Tina Arena pour les 10 années à venir : « Good luck Walt Disney Studios. Good luck. »


* * *

During the opening ceremony of the Walt Disney Studios park on March 16 2002, singer and French celeb Tina Arena didn’t realize how right she was. « Good luck Walt Disney Studios. Good luck. » Because soon they’ll need to be very lucky to get Disneyland Paris second gate to succeed.

In order to understand the WDS fiasco, you must go back to the convention signature in 1987 between the French government and Disney to build a Disney resort near Paris. A Magic Kingdom park, hotel facilities, convention centers and an entertainment center were planned, but also the construction of a second park. Of course at this time all these people were enthusiastic and very confident about the commercial success of EuroDisney – especially CEO Michael Eisner. But the financial structure and a product unsuited to Europe’s variety of cultures and habits quickly destroyed the euphoria of the first days. And despite a high quality experience, EuroDisney was a huge financial flop. Then the company plunged his head under water and will accumulate an abyssal debt without precedent in the theme park industry.

But one of the clauses in the agreement of 1987 specified that if no new park was built by EuroDisney for the year 2002, the French government would take back a portion of land allocated to Disney. So The Walt Disney Company had a knife to its throat to build a second park despite its incredible financial difficulties.

In this context, you can understand why the Walt Disney Studios park, at the opening offered only 9 (nine!) mediocre attractions, including a majority of shows, all in a mostly sad environement. Which gave the WDS a series of well deserved nicknames such as Hangarland or Parkingland (french for something like Warehouseland and Parkinglotland).

For non DLP goers, imagine that Eisner and his gang of Scrooges in suits built the world’s most incomplete and ugly Disney theme park right next to the world’s most beautiful Magic Kingdom style theme park. Such a gap Disneyland Resort Paris guests couldn’t miss – and still can’t-  and not only the local fans. Really. Because that’s a fact : when the park wasn’t too crowded, you could be totally able to visit the entier park in just 4 hours !

walt disney studios disneyland paris map plan 2002 ouverture opening

First Walt Disney Studios map in 2002

Ten years later, the Walt Disney Studios park got several additions. Some of high quality (The Twilight Zone – Tower of Terror) or just nicely done like Crush Coaster or Toy Story Playland. With a few unfortunate design failures, like a few deliberately very low hourly capacity attractions in order to extend the time the average guest stays inside the park. Classy, isn’t it ?

And although they just started the construction of a new dark ride (Ratatouille Kitchen Calamity), there’s still a huge lack of global long term vision for this park. What really is the park’s theme? What distinct areas? What masterplan? How to include franchise themes the right way (I’ve done a suggestion about that point) ?

Let’s face it, the Walt Disney Studios park will still need a serious bunch of additions and placemakings before it reaches the Disney quality standard. And a lot of patience too. But anyway, let’s wish the WDS a happy 10th anniversary, let’s pray Bob Iger, Tom Staggs and John Lasseter to choose the Walt Disney Studios as their next big challenge and give the WDS Tina Arena’s most precious gift: « Good luck Walt Disney Studios. Good luck. »

Photo : Disneyland Paris.

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GUEST TRIBUNE : EuroDisney Shareholders Meeting 2012

26 février 2012 at 17:58

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Aujourd’hui, le Parc-O-Rama passe le clavier à un rédacteur invité en la personne de Timekeeper (nom d’emprunt). Non pas l’illustre gardien du temps du défunt Visionarium, mais le parkfan multifonctions (administrateur du site CentralPark-fr.com et hyperactif sur Twitter). Il a eu le courage nécessaire pour assister au rendez-vous des actionnaires fans qu’est l’assemblée générale d’EuroDisney. Nous lui avons naturellement mis le grappin dessus, parce que très franchement, on aurait jamais osé y mettre les pieds nous.

Quel dommage. J’avais promis au maitre de ces lieux de rapporter un commentaire acerbe sur la dernière édition du lynchage annuel qu’est l’Assemblée générale d’EuroDisney. Chaque année, « l’AG » offre une averse de mauvaise foi, un torrent de chiffres négatifs retournés à grand coup de storytelling, un déluge d’insultes en provenance de petits porteurs remontés à bloc pourtant en pleine digestion après avoir englouti trente-sept mini viennoiseries et douze cafés parce-que-c’est-gratuit (et en avoir glissé autant dans leur sac à dos parce-que-faut-tenir-jusqu’au-soir).

C’était pourtant prometteur, après la représentation mémorable de l’an dernier où le président du Conseil de surveillance s’était fait huer par l’assemblée.

Et en ce vendredi matin, c’est au centre de conventions de l’hôtel New Port Bay Club que les actionnaires étaient accueillis. Dans un local en sous-sol, digne d’un hall d’exposition provincial (murs blancs, câbles au plafond et la cinquantaine de piliers de soutènement de tout l’édifice), accessible par l’escalier des WC, on discernait comme l’impression qu’ils avaient dégagé le parking pour étaler notre petit déjeuner.

Hélas, il fallu très vite se rendre à l’évidence : les mini donuts décongelés avaient été remplacés par un délicieux assortiment de mini muffins, mini gaufres et surtout mini beignets absolument irrésistibles.

Mais qu’importe, à « l’AG » le plus drôle, c’est le spectacle. Allons voir ces comédiens, ces musiciens, ces magiciens ! J’assiste à l’Assemblée générale depuis 10 ans (j’avais acheté une ou deux actions en 2002 afin de visiter les Walt Disney Studios un mois avant leur ouverture… parce-que-c’était-gratuit). J’ai entendu toutes leurs merveilleuses excuses pour justifier la quasi-faillite perpétuelle du parc :

C’est la faute au 11 Septembre !

C’est la faute à la crise !

(nous étions bien avant les subprimes)

C’est la faute à la météo !

(Quand les autres parcs d’Europe explosaient touts les records et investissaient dans d’énormes nouveautés, quand même en France la situation était tellement au beau fixe que les records de fréquentation des parcs régionaux intéressaient la presse nationale !)

Mais la donne a changé. Aujourd’hui EuroDisney fait de (tout petits) bénéfices et résiste face à La Crise™. Philippe Gas, sourire de Ken, coiffure de Ken, abordait avec sérénité les problèmes de l’année. La météo ? « oui, il n’a pas fait beau cet été, MAIS nous avions déjà compensé par plus de visites au printemps ». La Crise™ ? « Oui, les étrangers sont plus frileux, MAIS nous avons ajusté notre politique promotionnelle et les prospects y réagissent positivement ».

Comme si ces bons résultats avaient redonné confiance en eux à cette bande de mormons dépressifs, tout semblait avoir été mis en œuvre cette année pour charmer l’auditoire. Comme si le directoire n’était plus seulement le blanchisseur d’argent sale de la Walt Disney Company dans un parc voué à ne jamais rembourser ses dettes, comme si le directoire se sentait enfin la force de regarder ses (méchants) (petits) actionnaires dans les yeux pour leur dire : « soyez fiers de nous ». Comme si, également, la création de l’APPAED (Association des Petits porteurs d’Actions EuroDisney) il y a quelques mois avait fait prendre conscience à Gas que derrière leurs visages qui grognent, les actionnaires-fans ont aussi un petit cœur qui bât.

Une table réduite (seulement quatre membres présents en continue sur scène), de l’assurance, des intervenants parlant tous en français (à l’exeption d’un Imagineer Américain, on lui pardonnera d’autant plus que cela fait plus authentique) et une présentation de la nouveauté 2012, le spectacle nocturne Dreams, qui n’était pas qu’un simple clip promotionnel, mais un vrai petit making of présenté sur scène par Steven Davison, Imagineer déjà à l’origine de World of Color en Californie.

Steve, télécommande à la main pour faire défiler son diaporama, debout, micro à la main, nous a fait une véritable Keynote (!).

Les actionnaires-fans ont pu découvrir quelques exemples des futures projections en mapping 3D sur le château, des extraits du storyboard animé avec sa bande-son, l’enregistrement de la musique à Abbey Road (qu’il a filmé, pour nous, avec son iPhone, je cite), et un accessoire, une étoile, tellement lumineuse qu’on la verra depuis les Champs Elysées à Paris (sic).

Ahlala, que tout ceci était réussi, que tout ceci était tristement plaisant ! Philou a même réussi à nous faire oublier, pendant 3 heures, les accidents de Big Thunder Mountain. Personne n’en parlera. Quel talent !

Heureusement, on enchaine vite avec le traditionnel petit show de Mickey avec Princesses et danseuses au sourire Colgate qui se finira avec des confettis métallisés et un larmoyant (oh pardon : « émouvant ») film sur les Cast Members ; puis arrive l’heure de gloire d’Antoine Jeancourt-Galignani.

Le président du Conseil de surveillance, aussi appelé «Celui qui dévore les enfants… après les avoir endormis et vidé leur plan épargne».

Mais là encore tout ne s’est passé comme prévu : toujours un peu hypnotisé par le charme soudainement acquis de Philippe Gas, le public a applaudi l’entrée de monsieur Jeancourt ! Un Antoine Jeancourt-Galignani qui lui aussi semblait vouloir apaiser ses relations avec l’auditoire cette année. Alors au lieu de tout faire lui-même, il a rapidement cédé la place à une sommité des médias, un homme apprécié de chacun, dans l’espoir qu’il soit plus écouté, tel un sage, un évêque, une star du football disant à la télévision « La violence, c’est mal » : Philippe Labro.

Heureusement ce vieux monsieur du PAF ne réussira pas là ou Gas, de trente ans son cadet, a fait mouche : nous séduire.  La spontanéité de l’actionnaire reprend le dessus, et s’entendre dire que la PDG d’Endemol France est un atout non négligeable pour le Conseil ne passe pas. Ça ne passe pas non-plus quand Labro rappel qu’Antoine Jeancourt-Galignani souhaite toujours quitter son poste, comme il l’avait promis il y a maintenant plusieurs années, mais qu’on a pas encore trouvé quelqu’un d’aussi bon que lui pour le remplacer. Quelques huées, quelques invectives, s’élèvent enfin dans l’assemblée.

Arrivent les tant attendues questions / réponses.

Tout d’abord de très nombreuses questions envoyées par courrier, quasi-exclusivement par deux actionnaires ainsi que la fameuse APPAED. Ces questions sont sérieuses, portent sur des thèmes économiques, tout en cachant quelques pièges voués à faire sortir des infos sur la construction de Ratatouille. Encore une fois il faut noter l’ouverture de Philipe Gas, qui répond précisément, trouvant le Disney Village vieux, affirmant que de grandes sociétés de production rêvent de remplacer le BBWWS en important leurs show de Brodway, allant jusqu’à reconnaitre que la politique tarifaire est trop compliquée (mais qu’il n’y peut pas grand chose), ou que la saison d’Halloween a été un échec sur le plan artistique. Mais concernant le futur dark ride des WDS, c’est motus et bouche cousue. Tout au mieux entendra-t-on que la « nouveauté » (Ratatouille ne sera jamais cité) dernièrement financée mettra de 2 ans à 2 ans et demi pour sortir de terre.  L’actionnaire-fan le savait déjà.

Mais le meilleur moment d’une AG, c’est toujours les questions du public. On rappelle que chaque actionnaire devra se limiter à une seule question, et c’est parti.

TOP FIVE ! Des questions à l’Assemblée générale 2012 d’EuroDisney SA :

NUMBER 5 : Un habitué des forums de Disneyfans demande des précisions quand au rachat du crédit-bail du parc Disneyland par la société EuroDisney dans quelques années. Une question bien trop sérieuse, indigne d’un Disneyfan que je connais bien, je suis très très déçu.

NUMBER 4 : On propose que le Conseil de surveillance remplace le scandaleux salaire de ses membres (remous dans la salle) par la distributions d’actions de la société (applaudissements). Il est répondu par Antoine Jeancourt-Galignani que l’idée est géniale (ben voyons) mais hélas interdite par la loi française. Zut alors.

NUMBER 3 : Ça y est, on sort des questions économiques pour tomber dans la complainte du parkfan aigri. Quelques actionnaires, de ceux aux poches pleines de mini beignets, tentent à plusieurs reprises de faire croire au Président qu’avant nous recevions plus de billets d’entrée aux parcs lors de l’AG. La salle approuve, ça applaudi fort de tous les côtés, non sans une certaine mauvaise foi. Gas rappelle que ce ne fut le cas qu’exceptionnellement, pour des raisons techniques quand l’Assemblée s’est tenue à l’intérieur des parcs (dernièrement à Cinémagique). Mouchés.

NUMBER 2 : Doléances toujours, avec cet homme qui commence son intervention en précisant qu’après 10 ans de fidélité, il ne réservera plus au Séquoia Lodge car « les lits ont été remplacé par des casse-dos ». S’en suis une remarque justifiée sur l’état des sols sur le Resort, conclue par cette magnifique saillie, bien évidement approuvée par l’auditoire qu’on ne tient plus : « Vous avez parlé tout à l’heure de vos milliards. Avec tout le fric que vous avez, si vous ne pouvez pas le faire, c’est que vous ne VOULEZ pas le faire ! »

AND NUMBER 1 : Les honneurs pour ce monsieur à la retraite, se présentant comme un « petit actionnaire, de plus en plus petit », ex-commissaire aux comptes, qui vient relever un trou de 2 millions d’euros dans les comptes fournis pour l’AG (page 33) et qui charge de toute sa verbe le Conseil de surveillance : « Il ne peut pas s’agir d’une erreur compte tenu de ce que je viens d’entendre sur les travaux du Conseil, ça ne lui aurait pas échappé ! » Les intéressés bottent en touche, la salle est en folie, les gens applaudissent, huent, l’actionnaire selle le sort de sa proie : « Je constate juste une chose, le Conseil n’avait pas remarqué qu’il manquait 2 millions ! ». La réponse viendra de longues minutes plus tard : il y aurait une simple faute de frappe dans le rapport. Mais en effet, personne ne l’avait vue passer.

Voilà pour cette vingtième Assemblée générale, mais il y aurait encore beaucoup de choses à dire, de questions à citer, de petits fours à avaler, et tout ne peut pas tenir sur cette page. D’ailleurs si vous lisez d’autres résumés, leur avis sera sans doute différent. Matérialiste ou partisan de la « Magie », sérieux ou moqueur, une AG est tellement riche et ses spectateurs tellement variés que chacun à sa raison de venir. Et d’y revenir. Vivement 2013 !


* * *

Today, Le Park-O-Rama gives the keyboard to a guest editor : Timekeeper (not his real name hahah). Not the famous Visionarium attraction character , but the multitask parkfan  (CentralPark-fr.com webmaster, hyperactive on Twitter). He was brave enough to attend the  shareholder fanboy meeting that is EuroDisney annual General Assembly. So we kidnapped him, because quite frankly, we would never dare to go there.

What a disappointment. I promised this blog’s host to come up with a harsh post on this year’s annual bashing that is EuroDisney General Assembly. Year after year the « GA » provides a lot of bad faith, a torrent of bad results turned upside down with storytelling to make believe everything is fine, a flood of insults from angry small shareholders being  in full digestion after they eat 37 mini donuts and 12 coffees  because-they’re-free (plus the same amount in their back pack because-you-want-some-all-day-long).

It was however promising, after last year’s memorable performance when President of the Supervisory Board was booed by the audience. On this Friday morning, we shareholders were invited to the New Port Bay Club convention center. In some room located in the basement that mostly looked like an old-fashioned and provincial exhibition hall (white walls, cables hanging from the ceiling and the fifty support pillars of the entire building). Access by the toilet stairs, it was just like they cleared an underground parking lot to set up our breakfast. Unfortunately it took very quickly to face the facts: frozen mini croissants were this year replaced by a delicious assortment of mini muffins, mini waffles and above all, these absolutely divine mini donuts.

Anyway, the real and funniest reason we wouldn’t miss the GA is the show. So come on, let’s go to see these comedians, these musicians, these magicians! For ten years now I attend the General Assembly (I bought a couple shares in 2002 to visit the Walt Disney Studios park a month before its actual opening… because-it-was-free). So through the years, I’ve heard all of their wonderful excuses to justify the Paris resort’s near perpetual bankruptcy:

« It’s because of 9/11! »

« It’s because of the crisis! »

(It was long before subprimes)

« It’s because of the bad weather conditions! »

(while every European parks were breaking records and investing huge amounts of money in new attractions at a time the situation was so good in France that even the national press was talking about attendance records of smaller regional parks)

But things have changed. Today, EuroDisney is making (smaaall) profits and holds out against The Crisis™. EuroDisney CEO Philippe Gas, Ken’s smile, Ken’s hair calmly approached the problems of the year. Bad weather? “Yes, summer was rainy BUT we had already compensated by more visits during the spring. » The Crisis™? “Yes, foreigners didn’t show up as expected BUT we did adjusted our promotional policy and prospects responded positively.”

It was just like these good results had restored confidence to that bunch of depressive Mormons. Everything seemed to be there this year to charm the audience. As if the board was not just the dirty money launderer of the Walt Disney Company, in a park committed to never pay its debts, as if the board could finaly feel the power to face its (bad) (small) shareholders and say to them « be proud of us ». And also as if the creation of APPAED (Association of EuroDisney Small Shareholders) a few moths ago made Gas realize that behind their grumpy faces, shareholders/fans also have a nice little heart.

A smaller board than usual (only four members on stage), some self-confidence, all speakers talking in French (except one American Imagineer, but ot’s ok because it adds some kind of authentic feel) and a presentation about the upcoming night time show for 2012 : Disney Dreams, which by the way was not some promotional stuff but a real ‘making of’ sequence, hosted by Steve Davison, an Imagineer previously in charge of World of Color in California.

Steve and his remote control used to scroll through the slideshow made it a real Apple style keynote presentation (!).

Shareholders/fans discovered some examples of the future 3D mapping projections on the castle, animatic storyboard samples with sound, and the music recording session in Abbey Road (he told us these clips were shot with his iPhone), and even a prop from the show: a star “so bright you’ll be able to see it from the Champs Elysées in Paris.”

Good lord, all that stuff was so infallible, so sadly pleasant! Phil even made us forget about the many accidents of Big Thunder Mountain for three hours! No one will talk about it. Brilliant!

And yay! Here comes the usual Mickey and Princesses show with their dazzling Crest smile. Lots of shiny confetti and a tearful.. I mean emotional clip about Cast Members. Then comes Antoine Jeancourt-Galiani’s moment of glory. He’s the chairman of the Supervisory Board, also called “The one who eats children… after he made them sleep and emptied their savings plan”. But here again, not everything went as planned. Still hypnotized by the charming Philippe Gas, the audience applauded Monsieur Jeancourt entering the stage! It was like this man also wanted to appease the relationship with his audience this year. So instead of doing everything himself, he quickly gave way to a major media personality, a man everyone enjoy, hoping that he’ll be more accepted and listened by the audience, like a sage, a Bishop, a football superstar saying on TV « Violence is evil »: Mr Philippe Labro. This old French TV gentleman will not succeed to seduce us, like 30 years younger Philippe Gas did. The true human nature of the shareholder gets over it, and being told that the CEO of Endemol France is an important asset for the Council is not tolerated by the audience. Same rejection reaction when Labro recalls that Antoine Jeancourt-Galignani still wants to leave his job, as he promised several years ago, but they have to find someone as good as he is to replace him. Some boos, some invectives finally rise in the audience.

And the long awaited questions/answers session finally arrives.

It started with a huge amount of questions sent by mail, most of them by two single shareholders and the APPAED. Serious questions that focus on economic issues, hardly hiding some traps destined to bring out information on the construction of the Ratatouille dark ride. Once again it must be noted that Philippe Gas was pretty candid, answering very specifically, admitting that the Disney Village is getting old, claiming that big production companies dream about replacing the Buffalo Bill Wild West Show by importing brodway musicals, even recognizing that DLP pricing policy is too complicated (but he can’t really do anything about that), or admitting the last Halloween season was a failure. But not a single word about the upcoming Ratatouille dark ride in the Walt Disney Studios. All we heard was that “the new addition” (he never said the Ratatouille word) lately funded will take 2 years to 2 ½ years to break ground. The shareholder-fan already knew that.

But the highlight of every GA is of course the questions from the audience session. It is recalled that each shareholder will be limited to a single question, and here we go.

TOP FIVE of the best questions asked during the 2012 EuroDisney General Assembly:

NUMBER 5: A famous Disney fan forum member asks for clarification about the purchase of the leasing of Disneyland by the EuroDisney company in a few years. A question way too serious, unworthy for a Disneyfan I know well. I am very very disappointed.

NUMBER 4: It is proposed that the Supervisory Board replaces the outrageous salary of its members (restlessness in the audience) by distributing shares (applause). Antoine Jeancourt-Galignani aswers that the idea is great (of course it is) but it is unfortunately prohibited by the French law. Shucks.

NUMBER 3: Alright, that’s it for real economic issues. We now fall into the lament of exasperated park fans. A few shareholders with heaps of free mini donuts in their pockets try several times to make the President believe that before, we recieved more free park tickets the day of the GA. The audience approves and applauds with bad faith. Gas reminds that it only happened a very few times, when the conference happened inside the parks (lately in Cinémagique, Walt Disney Studios). Silence.

NUMBER 2: More complaints with this man who starts his speech by claiming that after 10 years of loyalty, he won’t stay at the Sequoia Lodge hotel because “the beds were replaced by stone hard materasses”. He continues with a pretty right comment on the bad state of the floors of the entire Resort. Too bad he concludes on a lame note : « You just spoke about your billions. With all the money you have, if you can’t do this, is because you do not WANT to!  » Of course the audience goes crazy of approval.

NUMBER 1: Honors goes to this retired gentleman, presenting himself as a « small shareholder, increasingly smaller and smaller », a former auditor, who has identified a hole of 2 million euros in the financial statements provided to the GA (page 33) and accuses the Supervisory Board. « It could not be a mistake given what I’ve just heard from the Council’s work, they couldn’t have missed that!  » Gas and friends stay quiet, the audience is on fire, people applaud, boo, while the gentleman continues : « I’m just noting, the Council had not noticed 2 millions were missing ! » The answer will come several long minutes later : it was just a simple typing error in the report. But in fact, no one except that eagle eyed man had seen it.

And that’s it for this years General Assembly. There’s still much to say, questions to quote, petits fours to swallow, but not everything can fit on this page. By the way, if you read other reports, their opinion will probably be different. Attendees can be materialist or advocate of the « Magic », serious or sarcastic, a GA is so rich and spectator are so different that everyone has his own reason to come. And return. Can’t wait for 2013!

Pictures : copyright Timekeeper.

Underwater wedding proposal at Epcot

23 février 2012 at 19:23

English translation below.

Pour faire sa demande en mariage de façon originale, Keith a choisi le colossal bassin de plongée sous-marine du pavillon The Seas à Epcot. Alors qu’ils étaient tranquillement en train de nager à quelques dizaines de mètres de profondeur, il a demandé la main de Jennifer qui sous l’émotion et le manque d’oxygène a bien failli y rester. C’eût été con parce que pas de jennifer = pas de mariage pour Keith.

To make his wedding proposal in a very special way, Keith chose the gigantic scuba diving pool located in The Seas pavillon at Epcot. While they were slowly swimming to dozens of meters deep, he asked Jennifer her hand, who were close to die because of the emotion and the lack of oxygen. Which would have been a real bummer, because no Jennifer = no wedding for Keith.

Source : The Disney Wedding Blog