Review: Epcot

epcot review

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Amateurs de musiques au synthé et de cuisines du monde, vous tombez à pic ! Le second volet de notre série de Contrôles Qualité dédiés à Walt Disney World nous emmène à Epcot. Attention, 3…2…1… FUTUR !

Au commencement, le projet Epcot avait été imaginé par Walt Disney comme un prototype de ville nouvelle au concept urbanistique inédit. Après le décès de l’oncle Walt, la Company transforma le projet pour en faire un parc à thèmes. Un parc à deux thèmes pour être précis : Future World où le futur, la science et les progrès technologiques sont célébrés, et World Showcase qui se présente comme une exposition universelle permanente.

Commençons si vous le voulez bien par Future World, où se trouve justement l’entrée du parc. Une fois passés les tourniquets, l’installation Leave A Legacy s’impose massivement de ses dizaines de blocs de marbre sur lesquels des visages de visiteurs ont été imprimés au début des années 2000 pour célébrer le « millenium » (pour resituer le contexte, le mot Milenium était super tendance jusqu’au 2 janvier 2000). Concrètement, l’ensemble ressemble à un monument à la mémoire de soldats morts au combat, ce qui est un peu étrange et constitue une entrée en matière froide et austère. Il serait peut-être temps de remplacer ce concept qui n’est ni joli ni pertinent en 2012.

Heureusement, les vilains blocs de marbre de Leave A Legacy sont surplombés par la majestueuse icône du parc : Spaceship Earth, dont nous sommes tombés complètement amoureux. En photo, j’ai souvent trouvé cette géosphère légèrement ringarde, très connotée 80. La voir en vrai a complètement renversé mon opinion tant l’architecture en impose par sa dimension époustouflante. Une vraie claque visuelle. J’ai rarement vu un bâtiment aussi parfait et photogénique sous tous les angles – en même temps, on a rarement vu plus parfait comme forme qu’une simple boule. Ce qui est très étonnant aussi, c’est l’impression de légèreté qui se dégage de cette énorme boule parce que sa base ne touche pas le sol. Le plan est d’ailleurs fait de façon telle que vous êtes obligé de passer en dessous de Spaceship Earth pour entrer dans le parc. La contempler et la photographier sous tous les angles sera une attraction à part entière pour nous. Et cet éclairage une fois la nuit tombée… Juste parfait. Grosse surprise également à l’intérieur de la boule où une attraction de type omnimover (chenille scénique genre Phantom Manor) raconte l’histoire de la communication entre les humains. Les scènes sont très soignées et contrairement à ce que je pensais de prime abord, on ne s’ennuie pas une seule seconde. C’est aussi distrayant qu’intéressant. Le plus bluffant est certainement l’énormité de l’espace disponible dans la géosphère pour faire rentrer autant de scènes et de décors à l’intérieur. La scène la plus haute, où un ciel étoilé et la Terre vue de loin sont projetés sur le plafond de la sphère est tout simplement magnifique. En définitive, Spaceship Earth sera ce que l’on a préféré dans le parc. De loin.

Derrière Spaceship Earth se trouve une très grande place, au milieu de laquelle se dresse la très grande et très bruyante Fountain of Nations. Autour de cette fontaine, il y a deux ailes occupées par Innoventions, dont on a compris ni le concept ni l’intérêt. Les chérubins peuvent par exemple « apprendre » en recréant les tests de résistance que l’on fait subir aux meubles. Le tout dans un environnement presque aussi joli que les horribles boutiques Disney Store du Disney Village à DLP.

The Seas With Nemo And Friends (qui portait précédemment le classieux nom The Living Seas) est une sympathique découverte. Ca ne révolutionne rien (Omnimover encore une fois) mais l’intégration d’écrans dans des décors physiques est quasiment invisible, tout comme le final où les poissons du film en images de synthèse nagent dans un véritable (et gigantesque) aquarium. Honnêtement, je me demande encore comment fonctionne cet effet. La file d’attente dans les dunes est simple mais très joliment réalisée. Mais qu’attendent les Walt Disney Studios pour s’en inspirer au lieu de nous faire poireauter pendant 120 minutes sous leur préau en tôle de chantier? Enfin, les aquariums en post show sont très impressionnants même s’ils ne rendent pas suffisamment compte des dimensions titanesques de ces bassins.

Juste à côté, voici l’énorme pavillon The Land, qui est en fait une véritable ruche. On y trouve trois attractions et deux restaurants. Ca grouille de monde en permanence et un vacarme insensé ne donne pas spécialement envie de s’y éterniser. Ce grand hall ressemble dans sa configuration à un shopping center, avec les escalators, la cantine au milieu et quelques décorations un peu kitsch (pour ne pas dire cheap) qui pendent du plafond vitré. Première attraction : Living With The Land. Présent depuis l’ouverture du parc, ce tour en bateau ludoéducatif nous apprend comment se passe le cycle des récoltes, l’élevage et la pisciculture ainsi que de « nouvelles façons » de faire pousser fruits et légumes. Un sacré fourre-tout qui m’a laissé légèrement perplexe. En effet, depuis 1982, ce tour explique que « dans le futur, nous ferons pousser les concombres à l’envers, les tomates à des crochets qui se déplacent dans une serre et les choux de Bruxelles dans des tonneaux rotatifs ». Pourquoi pas, mais 30 ans plus tard, ces techniques révolutionnaires qui vont changer la face du monde ne sont toujours pas généralisées. Hors, s’il ne s’agit que d’une fantaisie ajoutée à l’attraction, elle n’a pas sa place au milieu d’informations bien réelles ou alors ça devrait être clairement précisé. Un mélange des genres un peu maladroit puisqu’au final, on a du mal à distinguer le vrai du faux parmi toutes les techniques de productions présentées.

Dans le même pavillon voici le très réputé Soarin’. Ce simulateur de vol est ma foi tout-à-fait plaisant et procure quelques bonnes sensations de vertige mais en l’absence de storyline et de thématisation, je ne comprends pas tout le foin et les louanges que ce cinéma dynamique suscite depuis sa création. Disons que Disney nous a habitué à un standard qualitatif plus élevé que celui du Futuroscope.

Le pavillon voisin répondant au nom furieusement original d’Imagination! abrite Captain Eo, que l’on a naturellement pris soin d’éviter, ainsi qu’une autre attraction tout aussi embarrassante : Journey Into Imagination With Figment. Les scènes de ce dark ride ressemblent grossièrement à des décors de spectacle d’école primaire qui auraient été faits avec beaucoup d’argent. Quand au personnage principal, Figment, les quadras nostalgiques ont beau répéter à qui veut l’entendre que l’attraction était la huitième merveille du monde à son ouverture (puisque chacun sait que tout était toujours mieux avant), c’est plus fort que moi, je ne le trouve ni sympathique, ni mignon. Je ne vois même pas ce que Disney pourrait faire pour rendre cette attraction plus intéressante. Vite fuyions !

De l’autre côté de Future World nous avons : Test Track qui était fermé pour cause de réhabilitation (bordel de merde chié con cul), Mission Space que nous n’avons pas eu l’occasion de tester (la nourriture est trop couteuse pour avoir envie de la vomir) et le pavillon Universe of Energy qui abrite l’attraction Ellen’s Energy Adventure. Assurément l’un des dispositifs les plus impressionnants d’Epcot. Même si la configuration de la salle est telle qu’on le voit venir gros comme une maison, le coup du cinéma qui se divise en plusieurs voitures pour aller visiter des décors de l’ère des dinosaures a dû être une vraie prouesse technique lors de l’ouverture en 82. La machinerie est vraiment impressionnante. C’est juste dommage qu’une installation aussi massive ne soit en réalité qu’un prétexte pour montrer des dinosaures articulés. Le thème de l’énergie est tellement vaste que j’ai trouvé étrangement réducteur de ne traiter que de la préhistoire dans la partie dark ride. Pour le reste, le préshow d’Ellen DeGeneres est bien poilant, même si j’ai un petit pincement au cœur pour la version d’origine au concept plus recherché qu’un simple film. Ah par contre, on se passerait volontiers de la dizaine d’avertissements comme quoi l’attraction dure 45 minutes et qu’il vaut mieux passer aux toilettes avant. Avez-vous été aux toilettes ? Vos enfants ont-ils été aux toilettes ? Vont-ils tenir 45 minutes ? Et vous ? Et eux ? Et grand-mère ? En êtes vous bien sûr ? 100% sûr ? Ou 99% sûr ? La petite ou la grosse commission ? Encore ce surprotectionnisme des visiteurs si propre à Walt Disney World qui vire un peu trop souvent à l’infantilisation généralisée. Au cas où vous seriez déjà allergique à cet aspect à Disneyland Paris, je vous déconseille fortement de visiter WDW.

Si vous êtes équipés de bonnes chaussures de marche, nous pouvons passer à World Showcase. Où l’on découvre les cultures du monde – enfin, une poignée – par le prisme de la consommation d’alcool, de bouffe, d’alcool, de gadgets pour touristes et d’alcool. Et d’alcool – j’allais presque oublier l’alcool. En effet, si chaque pavillon dispose de nombreux restaurants, boutiques et bien sûr bars à bibine, seuls 6 pays sur 11 proposent une attraction, dont une majorité de salles de cinéma. S’il ne faut en retenir qu’un, c’est assurément The American Adventure où des scènes d’animatroniques viennent tour à tour compléter les images projetées dans la salle de cinéma. L’interaction entre les deux est astucieusement réalisée et je voudrais être une mouche pour voir la complexité de la machinerie en coulisses. Cette attraction rend assez bien compte la grandeur d’une nation comme les USA, même s’il m’a quand-même semblé que le film omettait certains détails fâcheux de l’histoire des Etats Unis. Il ne faudrait quand-même pas se mettre à dos des visiteurs un peu trop patriotes.

Deux boat rides complètent les attractions de World showcase. Maelstorm pour la Norvège et Gran Fiesta Tour pour Mexico. Deux attractions bâclées et sans intérêt aucun. Dans l’une, vous découvrez le monde merveilleux des plateformes pétrolières tandis que l’autre vous fait passer devant des écrans qui diffusent des sketches de Donald au Mexique. Oui oui, vous avez bien compris, vous montez dans un bateau qui passe devant des écrans. Quel est l’intérêt de le faire en bateau ? Euh, bonne question. Ces deux vilaines attractions ne seraient-elles que des prétextes pour nous faire passer par une boutique à la sortie? En soi je ne suis pas contre le principe tant que l’attraction est bonne, mais là… Le niveau global médiocre des attractions du World Showcase a fini par nous énerver tant on a le sentiment d’être pris pour un con, ou dans le meilleur des cas un portefeuille ambulant. Définitivement pas digne du standard Disney.

Curieusement, ni l’aspect carton-pâte ni la vision carte postale des pays représentés au World Showcase ne m’ont dérangé : à une époque où les cultures locales sont en train de se standardiser à échelle mondiale, il me semble logique de représenter les pays plus par leurs traditions passés que par ce qu’ils deviennent aujourd’hui. Il y a juste cette section ‘Outpost’ qui m’a interpellé : alors que les pays représentés ont droit à d’énormes pavillons, voici une simple portion d’allée proposant une sorte de fourre-tout africanisant constitué d’échoppes à serpents en plastique. Chers amis de chez Disney, l’Afrique n’est pas un pays, c’est un continent. C’est gigantesque. Cette erreur de hiérarchie est un peu troublante. Pour le reste, il n’y a rien à redire, se promener dans World Showcase est vraiment agréable et à défaut d’attractions, la zone propose un large choix de restaurants variés. Sans hésitation la meilleure nourriture servie dans les parcs de WDW. En outre, World Showcase m’a semblé être l’endroit de Walt Disney World où les adultes ont le plus leur place. Cela est peut-être un tout petit peu dû à la quantité d’adultes que l’on voit se balader un verre de vin français, de saké japonais ou de bière allemande, anglaise ou mexicaine à la main. World Showcase est la récréation alcoolisée des adultes à Walt Disney World.

Nous avons également assisté au grand show nocturne IllumiNations : Reflecitions of Earth. Un spectacle comme Disney a peu l’habitude d’en faire : pas de personnages, pas d’histoire. On n’échappera pas au combo soupe dance / soupe world music, mais ça fait quand-même beaucoup de bien d’échapper (un peu) aux personnages hystériques et aux bons sentiments familiaux dont Disney a le secret. Il y a bien quelques longueurs mais les feux d’artifices disposés tout autour du lac en imposent vraiment. De même que les torches devant chaque pavillon qui confèrent à World Showcase une ambiance presque tribale avant, pendant et après le show. Bien fichu !

En résumé, j’ai assez bien aimé Epcot. Pas exactement pour ce qu’il est aujourd’hui, mais plutôt en imaginant l’ampleur du projet à l’époque en en découvrant les vestiges aujourd’hui. On sait que le concept futuriste du parc est difficile à maintenir à jour : les visions de l’avenir se démodent aussi vite qu’elles se créent mais surtout, le parc a été conçu juste à la fin d’une époque où l’on croyait encore beaucoup en un avenir meilleur, audacieux et plein de promesses. Malheureusement pour Epcot, aujourd’hui le futur ne fait plus rêver grand monde. Et pour cause, en 30 ans les industries de la science, de l’énergie, de l’automobile que vantait Epcot à ses débuts ont montré leurs limites, tant au niveau économique qu’éthique ou écologique. Hors, l’écologie serait peut-être le meilleur thème à exploiter pour les installations futures à Epcot. Mais ça ne semble pas exactement leur traverser l’esprit. Il faut dire aussi que les updates et couches de peinture que le management a mis en place au fil des ans n’ont rien arrangé. Certains bâtiments ont notamment reçu de vilains codes couleurs particulièrement premier degré (Imagination!, Innoventions, The Seas With Nemo and Friends), sans parler des élégants logos des débuts des pavillons qui ont tous été supprimés – ce qui est très dommage car ils sont justement très au goût du jour. Mais dans le fond, malgré ses égarements récents pour tenter de rester au up to date, visiter Epcot en 2012 m’a procuré un curieux sentiment de nostalgie d’un projet ambitieux et d’une époque optimiste que je n’ai pas connu. Un voyage au cœur de mon imagination en somme. Après tout, c’est peut-être tout ce qu’on demande à un parc thème, non?

Prochaine étape : Disney’s Hollywood Studios.

Lisez aussi: Contrôle Qualité : Magic Kingdom at Walt Disney World




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Hey you, synthesizer music lovers and world cuisine fans! You’re in luck: the second part of our massive Walt Disney World Quality Control series will take you to Epcot! Are you ready? 3… 2… 1… FUTURE!

Initially, the Epcot project was conceived by Walt Disney himself as a new city concept prototype. But after Uncle Walt passed away, the Company turned the project into a theme park. A park with two distinct themes to be specific: Future World, where future, science and new technologies are celebrated, and World Showcase, a permanent world fair.

But let’s begin with Future World where the entrance is located. Once you past the turnstiles, you’re facing the Leave A Legacy installation, which consists of a dozen of big fat marble blocks where portraits of past guests have been printed on during the early 2000s to celebrate the new millennium. You know, because everything linked to the word ‘millennium’ was totally cool until January 2nd, 2000. To be honest, it reminded me of a memorial for soldiers killed in combat. Which is kind of a strange introduction for a fun day in an amusement park. Leave A Legacy has a really cold feel, and it may be time to replace this concept that is neither pretty nor relevant in 2012.

Fortunately, the ugly blocks of marble of Leave A Legacy are overlooked by the majestic icon of the park, Spaceship Earth, which we completely fell in love to. I’ve always find this geosphere slightly cheesy on picture because of its eighties look. Seeing it for real completely changed my mind, thanks to its neat design and breathtaking size. One word to describe it: astonishing. Trust me, you won’t find a building that looks so perfect from every angle so often –it’s probably because you won’t find such a perfect shape than a ball so often. Something else was another source of amazement: this gigantic superstructure looks so light! It’s like this ball floats in the air because it doesn’t touch the ground. Genius idea! Actually, you have to pass underneath Spaceship Earth to enter the park. Gazing at it and taking pictures of it was an attraction in itself for us. Oh and this lighting at night… Just perfect.

But it wasn’t only great on the outside but also inside the ball, where an Omnimover type of attraction (scenic train like the Haunted Mansion) is telling the story of communication between human beings across the time. Well, unlike what I was thinking, it is not boring at all. It’s equally entertaining and interesting. But the most amazing thing in Spaceship Earth is the incredible amount of space available in the geosphere to get so many scenes and props inside of it. The highest scene, with the sky and our planet Earth projected on the ceiling of the sphere is so beautiful and peaceful. Ultimately, Spaceship Earth was our favourite attraction in Epcot. By far.

Behind Spaceship Earth is a very large square with the very large and very noisy Fountain of Nations in the middle of it. Around the fountain, there are the two wings of Innoventions, whose we didn’t get anything at all, but the kids can do many “educational” things such as slamming cupboard doors just like they do while furniture companies test the stuff they’re about to sell. All in an environment as nice as the terrible Disney Store located in DLP’s Disney Village.

Here comes The Seas With Nemo And Friends, which was previously known as The Living Seas. A much classier name. The current version of this ride is lovely, though it’s nothing new (an Omnimover once again) but the integration of video screens in physical settings is really seamless, as well as the final scene where CGI fishes swim in a real (and huge) aquarium. I’m still wondering how they do that. The queue line in artificial dunes is simple but very gorgeous. What the heck is Disneyland Paris waiting for to give Crush’s Coaster the same queue, instead of making us waiting for 120 minutes under this horrible corrugated sheet? Anyway. The aquariums in the post show area are big and very impressive, although they don’t show how giant these pools really are.

Next to The Seas is another massive pavilion: The Land. There you’ll find three attractions and two restaurants. Its also constantly crowded and there’s a din so loud you don’t want to spend too much time in there. From the inside, this big building looks like a shopping mall, with the escalators, the food court in the middle and a few kitsch decorations hanging from the glass ceiling. First attraction: Living With The Land. Open since the beginning of Epcot Center, this ‘edutainment’ boat ride shows the crop cycle, livestock and fish farming as well as “new ways” to grow fruits and vegetables. Quite a confusing mix that left me slightly puzzled : since 1982, this tour is telling that “in the future, we will grow cucumbers upside down, tomatoes from hooks that move in a greenhouse and Brussels sprouts in rotating barrels.” Well, why not, but 30 years later, these revolutionary techniques aren’t widespread yet. If these techniques are just a fantasy added to the tour, it has no place among real information or it should be clearly specified. This creates an unclear mix because in the end, it’s hard to know what’s accurate and what isn’t among all the production techniques presented.

Also in The Land pavilion is the super headliner Soarin’. This flight simulator provides a lot of fun and some nice vertigo sensation, but the complete lack of storyline and theming makes me wonder what makes this attraction so über popular since its opening day. Let’s just say Disney used us to a much higher quality standard.

The next pavilion has the most original name for something located in a Disney park: Imagination! It’s the home of Captain Eo – that we skipped for obvious reasons – as well as an equally embarrassing attraction: Journey Into Imagination With Figment. The scenes of this dark ride look like the props of any elementary school show that would have been made with way too much money. Unlike all of those nostalgic Epcot Center fanboys, I didn’t find Figment cute. They may tell as much as they want that this ride was the 8th wonder of the world when it opened (because everyone knows everything was better back in the days), it still doesn’t make this character cute in my opinion. Let’s get out of there!

On the other side of Future World, we have: Test Track, which was closed for a major revamping (Oh come on!!); Mission Space, which we did not ride because food is expensive enough to want to vomit it; and the Universe of Energy pavilion, home of Ellen’s Energy Adventure. Certainly one of the most impressive ride machinery of Epcot. It’s an understatement to say that you immediately get what’s going to happen in the theater because the seats are placed in large vehicles. But this concept of a cinema audience that rides through scenes of the dinosaur era into separated vehicles surely was a huge technological challenge in 1982. And it’s still amazing today. I just think it’s sad that such a big attraction is just an excuse to show audio animatronic dinosaurs. I mean, energy is a subject too wide to just show prehistory in the dark ride part. For the rest, the preshow with Ellen DeGeneres is very funny, though I think the original one was much sophisticated. Oh and one more thing: is this really necessary for the cast members to warn us 10 times that the attraction is 45 minutes long and you better go to the toilet with your kids before you get in. Have you been to the toilet? Have your kids been to the toilet? And you? And them? Are you 100% sure? Or 99% sure? This is another case of guest overprotection at Walt Disney World, and it’s close to make a child of you for good. If you happen to be allergic to this matter in Disneyland Paris, I’d strongly advise you to not visit WDW.

Okay – if you’re wearing good walking shoes, we can now go to World Showcase, where you can discover (a few) cultures of the world through consumption of alcohol, food, alcohol, gadgets for tourists and alcohol. Did I mention alcohol – I almost forgot alcohol. Indeed, only 6 out of 11 country pavilions have an attraction while they all have plenty of restaurants, boutiques and booze bars. And on these 6 attractions, most of them are ‘just’ movie theaters with a twist.

Only one of them was really outstanding: The American Adventure, where dozens of audio animatronic scenes appear in front of the screen to complete the movie. The interaction is cleverly done and I wish I could peek backstage to discover the complexity of the machinery behind the scenes. This attraction does a great job at depicting the greatness of such a big nation as the US. That being said, I think they ‘forgot’ some not-so-nice parts of the American history during the writing process.

Two boat rides complete the attractions of World showcase. Maelstorm in Norway and Gran Fiesta Tour in Mexico. Both of them are completely pointless and look like a botched job. In the first one, you discover the wonderful world of oil platforms while the other one makes you pass in front of video screens that show sketches of Donald in Mexico. Yes you get it right: you step in boat just to watch video screens. What is the point of doing that in a boat you ask? Uh, good question. Maybe the point of these two tacky attractions is to make you exit through a gift shop. I’m not saying it’s wrong as long as it’s not the only purpose of an attraction… The overall mediocre quality level of the World Showcase attractions eventually get us irritated because it gave us the feeling of being taken for a fool or a walking wallet. Most of the World showcase attractions are definitely not worthy of the Disney standard I know and love.

Curiously, neither the slightly fake appearance nor the cliché visions of the countries depicted in World Showcase bothered me: at a time where local cultures are standardizing on a global scale, it seems fair enough to me to represent countries by their past traditions than by what they become today. Though both wouldn’t be conflicting. There’s just this Outpost section that left me questioned: while all of the countries in World Showcase got huge pavilions, there is this small portion of pathway offering some African-ish stalls selling plastic snakes. Dear folks at Disney, Africa is not a country, it is a continent. It’s huge. This hierarchy mistake is a little bit troublesome. For the rest, strolling through World Showcase is really nice and if there are not so many attractions, there are LOTS of restaurants serving all kinds of food. Probably the best food you can find in a park at WDW. In addition to that, World Showcase seemed the only place in Walt Disney World where adults can behave like adults. Maybe because it’s the only place in WDW where you can see so many adults walking with a glass of French wine, Japanese sake, or German, English or Mexican beer. World showcase is Walt Disney World’s alcohol playground for adults.

We also attended the famous night time spectacular: IllumiNations : Reflections of Earth. An unusual show for Disney since there is no characters involved and no real storyline. Of course there is this so-so dance music / world music combo but it’s so good to not have to deal with hysteric characters for once! There are sometimes a few dead times during the show, but the fireworks placed around the lake are very impressive. Also, the fire torches in front of each pavilion add a thrilling tribal feel to World Showcase before, during and after the show. Really good stuff.

In conclusion, I quite liked Epcot. Not exactly for what it is today, but by picturing the giant scale of the project back in time by discovering the remains today. We all know that future based theme parks are very hard to maintain up to date: visions of the past die as soon as they were created, but more importantly in the case of Epcot, the park has been designed at the end of an era when the people still believed in a better future, bold and full of promises. Or at least this ideal seemed believable, reachable. Unfortunately for Epcot, the future doesn’t seem bright anymore these days. It’s easy to understand: for the last 30 years, the science, energy and automobile industry that Epcot was promoting since its opening, have all shown their limits in terms of economy, ethics and ecology. Ecology by the way would make great and smart theme to expand the park in the future. But at this point, Imagineering has not really shown any interest in ecology. Anyway. Many pavilions in Future World have been revamped but it did not succeed to keep the park up to date. Imagination!, Innoventions, The Seas With Nemo and Friends also got new cheap (or at least, less elegant) color schemes, and all of them got rid of the stylish logos from the early years. That’s very sad because they look completely relevant today. But in the end, visiting Epcot for the first time in 2012 provided me a curious feel of nostalgia for an optimistic time that I never known. A journey into imagination. After all, isn’t it all we ask from a theme park?

Next stop: Disney’s Hollywood Studios.

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3 Comments

  1. Merci pour tes compte-rendus. J’en suis revenu il y a 2 ans, et tes commentaires me replongent dans mes ressentis. Concernant Epcot, et c’est propre à tout WDW, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de vieilleries et trucs sans intérêt. Mais la quantité du resort fait pardonner ce genre de choses…
    A Future World je ne sauverais que le pavillon sur les océans, test track et mission space. Soarin’ ne m’a pas non plus mis une claque. On était excentré, écran déformé, et certaines images ne sont pas “magiques” (golf, bateau militaire). Il faudra voir la version mondiale, si elle voit le jour (car ça fait longtemps qu’on en parle). Comme toi j’ai beaucoup aimé la boule. Pour le reste j’ai eu une drôle de crise de larmes dans Mission Space, et test track est sympa sans plus.
    Quant à World Showcase, c’est effectivement pourri au niveau des attractions. Même American Adventure est chiant quand on pige pas l’anglais. Il manque une sérieuse mise à jour et une confusion dans les intentions. Mais je dois dire que je ne vais pas dans un parc pour m’instruire, et quand c’est fait à la façon des années 80, c’est forcément un peu pénible. Quand je retournerai à WDW, c’est évident que j’y passerai moins de temps que lors de ma première visite, sûrement une petite journée contre 2.

  2. Khelifa Yanis

    Excellent article (comme d’habitude), pour une fois je prend la peine de commenter car entre autre je n’ai rien à foutre. J’y étais allé en 2005: même ressenti, une sorte de fourre-tout futuriste entre ce que Disney veut montrer et ce que le public en general veut voir. L’outpost afrique ne meritait même pas d’etre créer si c’est pour finir avec des cabanes en pailles et des serpents en caoutchoux, des films en guise d’attraction dans les pavillons (quand on peut trouver la meme chose sur arte ou youtube), des attractions plutot emmerdantes (je pige toujours pas le concept de crash test à part qu’on est consideré comme des mannequins qui explosent pas) et beaucoup beaucoup de marche. La dose de boutiques et restaurants m’a fait halluciner, on saisit plus si on est dans un parc d’attraction ou au forum des halles (les parisiens comprendront). L’intention est là pourtant, c’est peut etre la seule raison pour laquelle j’y retournerais un jour mais ta remarque sur l’anachronisme est parfaitement juste (ce qui a declanché mon commentaire) je veux pas faire l’ecolo de service mais l’avenir est clairement là alorsque disney oublie un peu durant quelque secondes la vision du futur des années 80 et qu’elle se projette dans ce que nous on voit en 2012/2013. Au pire un bon lifting dans l’entreprise fera pas de mal, peace

  3. Merci pour vos commentaires – ça fait très plaisir!

    Ce qui est étonnant, c’est que la plupart des gens ont l’air de ressortir d’Epcot avec un sentiment très mitigé. Jamais 100% négatif ni 100% positif. Bien qu’il subisse assez mal l’épreuve du temps, il s’en dégage néanmoins quelquechose qui provoque un sentiment de nostalgie assez plaisant chez les visiteurs. Je me demande juste sur combien de générations encore le parc pourra tabler sur cet aspect. Ce n’est pas en réhabilitant une attraction tous les 5 ans qu’Epcot perdra son étiquette de parc ringard.
    Eh oui, c’est ce qui arrive quand on a quatre parcs à gérer en même temps: quatre parcs doivent se partager les nouveautés. Les parcs plus anciens mettent beaucoup trop de temps à se refaire une beauté tandis que les plus récents souffrent d’un manque de choses à faire…

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